Les artistes

Comme prévu depuis la première édition, chaque année certains nous quittent d’autres nous rejoignent dont ceux venant du pays hôte

Sans titre

Sénégal
Coumba Arame Mbaye (chant)*
Elle est une griotte dans la plus pure tradition de ces chanteurs et chanteuses intervenants pour raconter et glorifier une personne de sa descendance. En commençant à l’âge de 13 ans, elle fait partie de cette tradition séculaire, qui en a fait une artiste reconnue ce à quoi il faut ajouter qu’elle a fait preuve d’ouverture vers d’autres horizons. C’est une démarche indispensable pour mêler sa voix à celles des tambours croisés car elle intègre une dimension d’improvisation mélodique à des milliers de kilomètres des chansons plus structurées de la Caraïbe et de l’Océan Indien. Comme pour tous les griots, l’improvisation constitue une grande partie de son chant, plus proche du blues que des musiques folkloriques.

Alioune Seck (tambours)*
Si cela suffit à son CV, Alioune est le maitre tambour attitré d’Omar Pene. Quand on connait l’importance du tambour dans le m’balax dans la musique sénégalaise et le degré d’exigence d’Omar Pene, on a à peu près tout dit sur le potentiel. Son jeune âge laisse présager une carrière parmi les plus brillante, dans un pays où le tambour est roi.

Martinique
Nenetto (chant)
A 53 ans, René Capitaine, dit Nenetto est la seule femme reconnue à chanter du bèlè. Elle correspond en tout point à la tradition tant par sa voix que par ses textes et est devenue un symbole de l’évolution musicale martiniquaise en performant dès la première édition aux Tambours Croisés ou en chantant avec Fal frett, ambassadeur du Jazz Caraïbéen . Elle a participé aux albums de Willy Léger, Christian Cronard, Gilles Voyer et Tony Chasseur et a été appelée à faire « lavwa dèyè » sur le dernier album des Maîtres du Bèlè, réelle consécration ! Véritable boule d’énergie, elle chante en dansant avec une générosité communicative.

Claude Jean-Joseph (tambours)
Claude Jean-Joseph est présent pour la troisième année consécutive dans les Tambours Croisés et est très rapidement apparu comme un tambouyé indispensable autant pour ses qualités techniques, que pour son apport artistique et humain. Il est devenu en peu de temps l’un des tambouyés les plus créatifs de son époque. Génération oblige, il n’hésite pas à s’initier à d’autres activités, et est aussi styliste et pédagogue.

Béatrice Alcindor (répondé)
Métronome vocal des Tambours Croisés, elle fait les chœurs de tous les leaders avec une facilité d’autant plus déconcertante qu’elle a assimilé les différents rythmes qui l’autorisent à participer à chacune des chansons. C’est pour ces qualités qu’elle est souvent amenée à chanter pour d’autres formations avec en ligne de mire une carrière soliste très imprégnée par les musiques traditionnelles des différentes contrées.

Guadeloupe
Joël Jean (tambours)
Joël Jean, multi-percussionniste et homme de culture, a participé à de nombreux albums dont ceux de Guy Konkett, Gérard Pomer, Kafé, Ti Céleste, Cosaque, Van Lévé. Il a aussi fait partie de plusieurs groupes: Gwo Kato avec Gérard Pomer, Trio Ka. Depuis 2002, il participe régulièrement au festival de Gwo ka de Sainte-Anne en Guadeloupe. Il est aussi de la première aventure des Tambours Croisés et l’un des seuls musiciens professionnels du groupe.

Marie-Line Dahomay (chant)
Marie-Line a attendu deux ans pour intégrer le groupe qu’elle avait vu lors de la deuxième tournée. Son arrivée est une ouverture à d’autres influences même si sa base est définitivement traditionnelle. Mais avec Marie-Line le chant est à la limite du lyrique et du jazz ce qui lui permet de participer à de nombreux projets transversaux. Avec un nom prédestiné, elle est aussi une porte vers l’Afrique, toujours présente dans l’expression d’émotions heureuses et poignantes. En cela elle se rapproche des griottes africaines et de leurs mélopées à la limite du blues.

Réunion
Eno (chant)
Eno est l’une des figures emblématiques du maloya. Il est né et a grandi dans le maloya et le « kabaré ». Avant de mener une carrière solo, il a chanté avec les plus grands. Il est d’autant plus demandé qu’il manie aussi bien les percussions réunionnaises que le chant et ce en n’hésitant pas à s’ouvrir à d’autres mouvements musicaux. C’est une des oreilles des Tambours Croisés car à ses qualités de musiciens s’ajoutent celles de sonorisateur, élément d’autant plus important que la prise de son des tambours est une prestation beaucoup plus complexe qu’il n’y parait.

Zelito Deliron (tambours)
Zelito Deliron, plus connu sous le pseudo de Toto, est un passionné de musiques du monde et de jazz. Joueur de tambours et de percussion reconnu, il joue aussi de la flûte et chante, ce qui fait de lui l’un des musiciens les plus complet et actif de la Réunion. Avec son rouleur (tambour traditionnel réunionnais au son très grave), il est, de part sa technique, le métronome rythmique des Tambours Croisés.

Mayotte
Diho (chant)
À l’école de musique de Mamoudzou, Diho transmet son savoir concernant les instruments traditionnels mahorais. A 50 ans, il est une référence en matière de chants et d’instruments de musiques traditionnelles de Mayotte, telles le Biaya, le Chacacha, le Chigoma et le Mgodro. Son parcours est riche de rencontres auxquelles il participe activement dans les années 90 pendant lesquelles il joue avec les meilleurs musiciens africains du moment. Sa musique, et donc son apport aux Tambours Croisés, n’est pas sans rappeler celle des musiques de l’Afrique centrale.

Haïti
Guerline Pierre (chant)
C’est la voix la plus envoûtante des Tambours Croisés et plus globalement d’Haïti. Son histoire est imprégnée de la souffrance de son peuple mais aussi de ses espoirs. Son chant traduit ces états d’être avec en toile de fond la tradition vaudoue et un répertoire riche d’une dizaine de rythmes. La qualité de son chant pourrait lui permettre de vivre une carrière à l’égale de la chanteuse capverdienne Cesaria Evora. C’est certainement une des artistes les plus authentiques des Tambours Croisés depuis leurs débuts.
Elle a aussi collaboré avec la compagnie Ayikodans et des artistes de renom, parmi lesquels le groupe de mizik rasin, « Racine Mapou de Azor ».

Jackson Saintil (tambours)
Jackson Saintil a commencé à jouer du tambour dans les cérémonies vaudoues dès l’âge de 5 ans. Depuis de nombreuses années, il fait maintenant partie des rares percussionnistes qui peuvent vivre du tambour, à la fois comme musicien et professeur. Il est notamment responsable des tambours d’Ayikodans, compagnie de renommée internationale, depuis 2000. Il enseigne également le tambour aux enfants de l’Orphelinat des Petits Frères et Sœurs depuis plus de vingt ans.
Il a collaboré avec de nombreux artistes haïtiens, tels que Emeline Michel, Luck Mervil, Fabienne Denis ou encore RAM.

Guyane
Ancy Clet (chant)
Un « Clet » en replace un autre. Après Christo, Ancy Clet probablement l’un des tambouyés guyanais les plus bougeant de sa génération. Être  reconnu dans les musiques traditionnelles ne lui suffit plus. Son implication auprès des enfants, sa participation au groupe Kalawang, sa présence auprès de Denis Lapassion et son arrivée plusieurs fois annoncée dans les Tambours Croisés, sont là pour attester de l’ouverture de ce percussionniste d’exception.

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